Préparez vos valises, Annie Leroy vous emmène en voyage dans un pays au ciel toujours bleu :
« Une petite valise
S’ennuyait dans son placard
Elle rêvait de Venise
Du matin au soir... »
Elle dénonce au passage les méfaits du tourisme de masse qui abîme la sérénissime :
« Protège-toi de l’invasion !
Résiste au chant des publicistes
Qui t’envoient, avec profusion,
Toutes ces hordes de touristes !
Patrimoine de l’UNESCO
Redeviens « La cité des Eaux » !
... »
Ensuite, elle emporte le lecteur dans les méandres d’un acrostiche sur le Guadalquivir puis ouvre le chemin d’un monde meilleur :
« ...Prends ma main, sans tarder, vois-tu, je vais te suivre
Où tu iras, j’irai : lors je me sens revivre !
Lumière de mes yeux, je lis dans ton regard
Que désormais, tu fais, de ton corps, un rempart
... »
De là, dans les jardins de l’Alhambra, elle donne à entendre le chant des guitares :
« … De joyeuses fontaines murmurent leurs chansons
Parlent d’amour, parlent toujours
Des amants séparés qui reviennent un jour
Pour un nouveau séjour au pays de l’amour
... »
et celui des talons des danseurs de flamenco :
« Tape, tape, bel Andalou
Tape de ton talon fou
... »
Puis sa plume conduit le lecteur sur les chemins de France et de Navarre. De Brest à Paris, sur les bords de la Seine où son stylo voyageur s’arrête sur un nuage :
« Suspendu dans l’éther
Je connais un nuage,
Très fier
Qui aime le voyage
... »
Ce périple ne saurait s’achever sans un détour par la mer, thème très cher à la poétesse :
« … J’aime la mer : je la protège
De nos rivages à l’outremer
Il faut cesser tout sacrilège !
Chaque matin, je prends la mer... »
Mireille HEROS
Le voyage, quelle aventure ! Publié aux éditions Sajat et illustré par Jeanne Champel Grenier, 114 pages, est disponible auprès de l’auteure.