Si l’on devait résumer en un seul mot le recueil de Gérard Courtade, ce serait : résilience. L’ouvrage s’ouvre sur l’espoir :
« Il faut conserver l'espoir
Autant que je serai en vie
Et malgré cet univers noir
Maîtrise toutes mes envies ... »
Gérard Courtade est un grand mélancolique, mais les poètes ne le sont-ils pas tous à des degrés différents ? L’écriture est sa confidente et ses poèmes le réceptacle de blessures anciennes :
« Au départ et à l'arrivée
J'ai été dans la solitude
Sans que je puisse dériver
Le malheur fut mon habitude ... »
(Habitudes du solitaire)
« Mes blessures à vif
J'avance malgré tout
Sans devenir craintif
Mais sans un seul atout ... »
(Corpus)
Solitaire, Gérard Courtade avance en s’interrogeant sur le mystère de la vie et la sienne en particulier :
« Nos vies sont-elles toutes des mystères
Le bâtisseur de l'univers le sait
Dans tout cela mes pensées sont amères
Mais à chaque fois je rebondissais... »
(Interrogations)
En toile de fonds, ressurgissent les douleurs d’une enfance face à l’indifférence :
« Ils ont volé mon énergie
Celle me permettant de croire
Par sa force j'aurais agi
Maintenant subis les déboires ... »
(L’indésirable)
Mais l’artiste qui est en lui continue de composer pour sa muse en dépit des outrages subis, de croire en son étoile et de surmonter les difficultés liées à la solitude.
Gérard Courtade nous livre un recueil de poésies parfois sombres, empreintes d’une lueur d’espoir. Une sensibilité à fleur de mots.
Mireille HEROS
26 octobre 2026