Daniel Ancelet vient de publier aux éditions Thierry Sajat « sous couvert de couvre-feu, un opuscule de 184 pages. Ce nouveau recueil de poésies ouvre les portes de ses jardins enchantés s à la recherche du poème parfait :
« Sans être libertin, peut-être moraliste,
L’important, avant tout, est d’être un bon styliste…
...Et c’est en frémissant que je rêve en secret
Au poème parfait que je n’ai jamais fait. »
Cependant le poème parfait se glisse dans ses songes :
« Je songe à un poème,
C’est un autre qui vient,
Qui souvent ne vaut rien
Et qui pose problème.
Quel plaisir est le mien
Et quel bonheur extrême,
Lorsque le lecteur l’aime
Et me dit qu’il est bien... »
Et s’interroge
« Qu’est-ce donc que la poésie,
Si ce n’est pour charmer la vie.
Comme l’amour, l’inspiration
Ne vient jamais sous la pression,
C’est comme un cantique un dimanche
Qui chante sur ma page blanche,
... »
Ardent défenseur de la langue française, Daniel Ancelet ne peut s’empêcher de donner un petit coup de griffe à la Belle Anglaise :
« Elle est pourtant fort sympathique,
Elle m’amuse et me distrait,
Mais son globish fort exotique
Me laisse au fond insatisfait. »
Et de préciser :
« Souvenez-vous que pour nous plaire
Rien ne vaut la voix de Molière ! »
Mireille HEROS
27 septembre 2026