La villanelle est une forme poétique d’origine italienne : de l’italien villanella dérivant du latin villanus (paysan), est, en littérature, une sorte de petite poésie pastorale à forme fixe et divisée en couplets qui finissent par le même refrain. En musique, c’est une ancienne danse rustique accompagnée de chant ainsi qu’une mélodie, un air d’instruments composé sur le modèle de cette danse.
La villanelle fut mise à la mode, en France, au XVIe siècle, par Grévin. Les poètes Honoré d’Urfé, Passerat, Du Bellay, Desportes, Mellin de Saint-Gelais, Étienne Jodelle, etc. excellèrent dans cette forme poétique qu’ils utilisèrent pour exprimer d’amoureuses rêveries ou de gracieuses frivolités. Le vin se prête bien à la villanelle.La villanelle est un poème constitué de cinq tercets pour un quatrain final, construit en vers de sept syllabes avec seulement deux rimes (a et b) selon la formule suivante :
A(1) b A(2) / a b A(1) / a b A(2) / a b A(1) / a b A(2) / a b A(1) A(2)
Pour faire une villanelle
Rime en ‘elle’ et rime en ‘in’
La méthode est simple et belle.
On dispose en kyrielle
Cinq tercets, plus un quatrain,
Pour faire une villanelle
Sur le premier vers en ‘elle’
Le second tercet prend fin;
La méthode est simple et belle.
Le troisième vers, fidèle,
Alterne comme refrain
Pour faire une villanelle
La ronde ainsi s’entremêle;
L’un, puis l’autre, va son train
La méthode est simple et belle.
La dernière ritournelle
Les voit se donner la main
La méthode est simple et belle
Pour faire une villanelle.
On peut faire une villanelle à la gloire d’un vin (comme Gérard de Nerval et son poème gaieté), des vendanges ou des vendangeurs (de vin, d’amour, d’amitié…), de l’ivresse, on peut aussi chanter la beauté des vignes à l’automne, ou encore comme une ordonnance pour vaincre la morosité.