Les vieux
Il est des gens au regard creux
Qui avancent à pas pesant
Comme si un mal laborieux
Les clouait au sol en marchant.
Dans l’instantané d’un désir
Ils grimacent si laidement
Que même entre eux ils se font fuir ;
Mais ... Où sont donc passées leurs dents ?
Peut-être sont-elles amovibles ?
J’y perçois de l’or, de l’argent,
Une caverne indescriptible
Où brillent les joyaux d’antan.
Ces gens-là, curieux personnages,
N’ont pas l’allure de chez nous,
Ils paraissent n’avoir point d’âge,
On les prendrait bien pour des fous
Au vu de leurs étranges têtes ...
Mais qui sont donc ces malheureux ?
Des habitants d’autres planètes,
Des revenants ? Mais non, des vieux !